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Mieux comprendre le comportement humain pour améliorer la santé et le bien-être des chevaux

Mieux comprendre le comportement humain pour améliorer la santé et le bien-être des chevaux

La recherche en médecine vétérinaire équine s’est essentiellement focalisée sur la prévention et le traitement des maladies. Dans un éditorial, l’Equine Veterinary Journal s’intéresse, lui, au comportement humain, celui des détenteurs d’équidés et des vétérinaires en l’occurrence, qui reste peu étudié alors qu’il a des conséquences directes sur la santé du cheval et son bien-être.

 

Les études sociales et comportementales manquent cruellement en science vétérinaire équine. Cet éditorial passe en revue la petite vingtaine de travaux consacrés justement au comportement des propriétaires et détenteurs d’équidés dans différentes circonstances, comme leur capacité à reconnaître et à réagir face à l’apparition d’une colique, mais aussi dans le cas d’une maladie infectieuse, ou leur assiduité dans le respect des protocoles de vaccination et dans le suivi des conseils délivrés par les vétérinaires dans le cadre d’un bilan sanitaire d’écurie ou à l’occasion d’une consultation quelconque.

La question fondamentale qui se pose, face à ces comportements et aux actions qui en découlent, est de savoir quel est l’impact réel sur la santé et le bien-être des équidés. En santé humaine, il est admis qu’à côté des données cliniques, il est nécessaire de prendre en compte celles issues des sciences comportementales pour éclairer les décisions et mieux comprendre les implications en matière de soins. En santé équine, passer par une évaluation comportementale scientifique apparaît donc nécessaire, ne serait-ce que pour améliorer la façon dont les soins vétérinaires sont appréhendés par les détenteurs d’équidés et comprendre les répercussions sur le bien-être du cheval. Le comportement du propriétaire, avec les valeurs qui le sous-tendent, devrait ainsi être considéré comme un facteur à part entière, comme l’est l’impact de l’environnement sur l’animal par exemple.

Ce qui est étonnant, c’est que le facteur “comportement humain” n’a jamais été réellement pris en compte dans la littérature scientifique vétérinaire. Pourtant, quand on voit les faibles taux d’observance des prescriptions et des conseils délivrés par les praticiens par les propriétaires d’animaux de compagnie, on ne peut que mesurer la marge de progression qui reste à combler pour faire avancer la recherche sur le sujet. D’ailleurs, l’éditorial insiste sur les leviers à mettre en avant pour changer les mentalités, les usages et permettre ainsi une communication plus efficace entre praticiens et détenteurs d’équidés. Cela passe notamment par une nouvelle manière de communiquer et de diffuser les connaissances médicales. Dans le seul intérêt des équidés !

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