La Ligue

Mission et histoire

De 1850 à aujourd’hui : protéger les équidés et faire appliquer le droit.

2009

L'approche scientifique et la charte du bien-être

L'élection du Docteur Vétérinaire Richard Corde en avril 2009 marque un tournant vers une approche plus scientifique et systémique. Il entreprend une vaste réorganisation du conseil d’administration dans un but précis : décloisonner la protection animale en y intégrant l’ensemble de la filière équine (éleveurs, vétérinaires, professionnels du sport, maréchaux-ferrants). Cette synergie permet de dépasser la simple notion de sauvetage pour débattre véritablement du "bien-être" des équidés sur des bases éthologiques et médicales. Sous son impulsion, la LFPC s'inscrira dans une démarche moderne, redéfinissant la place du cheval dans notre société et posant les bases de ce qui deviendra la Charte du bien-être équin.

L'approche scientifique et la charte du bien-être
2005

L'innovation pour la seconde vie des chevaux de course

En avril 2005, le Colonel Christian Chatillon est élu à la présidence de l'association. Issu du monde militaire et grand connaisseur du milieu, il prend à bras-le-corps un problème éthique devenu majeur : le devenir des jeunes chevaux réformés des courses hippiques, souvent voués à l'abattoir faute d'avoir été assez rapides. Son mandat est marqué par une avancée historique : la création et la mise en place du fonds de reconversion des chevaux en partenariat direct avec France Galop. Ce dispositif pionnier permet de financer la rééducation de ces athlètes (pur-sang, trotteurs) pour les désensibiliser et leur offrir une seconde vie en tant que chevaux de selle ou de compagnie.

L'innovation pour la seconde vie des chevaux de course
1969

La reconnaissance officielle par l'État

Le 25 novembre 1969, la consécration arrive : la LFPC est reconnue d’utilité publique par un décret du Conseil d'État (publié au Journal Officiel le 2 décembre 1969). Cette distinction majeure valide l'importance sociétale de ses missions. Elle permet surtout à l'association de recevoir des legs et des donations avec des avantages fiscaux, garantissant sa pérennité financière. À la fin des années 1960, le statut du cheval est en pleine mutation en France : il passe définitivement du statut d'outil de travail agricole à celui de compagnon de sport et de loisir. La Ligue adapte alors ses interventions face à de nouvelles formes de négligences (abandons de pré, animaux délaissés, mauvaises conditions dans les clubs).

La reconnaissance officielle par l'État
1909

La structuration sous le régime associatif

Sous l'impulsion du Comte de Grammont, petit-fils du Général fondateur, la Ligue modernise ses statuts pour s'adapter à la loi du 1er juillet 1901. En 1909, l'organisation est officiellement déclarée en tant qu'association, ce qui lui confère une assise juridique solide pour se porter partie civile lors de procès pour maltraitance et pour structurer son réseau. Le Comte devient le premier président de la Ligue Française pour la Protection du Cheval (LFPC) sous cette nouvelle forme. À cette époque charnière, où l'automobile commence à remplacer la traction animale, la Ligue intensifie son maillage territorial avec des délégués régionaux pour surveiller les conditions de vie des équidés de trait, encore largement utilisés à la veille de la Première Guerre mondiale.

La structuration sous le régime associatif
1850

Les origines et l'adoption de la Loi Grammont

Créée à l'initiative du Général Jacques Delmas de Grammont, ancien officier de cavalerie, la Ligue naît d'une profonde indignation. Au milieu du XIXe siècle, les chevaux sont le véritable moteur économique urbain. Le Général est bouleversé par le sort pitoyable et les violences subies par les chevaux de servitude et de roulage (qui tirent les omnibus ou les lourdes charges sur les pavés parisiens jusqu'à l'épuisement). Son combat politique aboutit à la célèbre « loi Grammont », votée le 2 juillet 1850, qui punit pour la première fois en France les mauvais traitements exercés publiquement envers les animaux domestiques. Cette loi fondatrice marque les débuts officiels de la protection animale dans le pays.

Les origines et l'adoption de la Loi Grammont

Sensibiliser, informer et aider

L’Association a un objectif unique :

une lutte permanente en faveur de la cause des équidés.

Reconnue d’utilité publique, elle est là pour rappeler à tous que le cheval a des droits
et l’homme des devoirs.

L’action de l’association est le fruit d’un long travail entrepris dès 1850 par le Duc de Grammont.

Par son action permanente et bénévole, la LFPC essaie de mobiliser l’opinion publique, elle se bat
pour protéger les chevaux et défendre leurs droits.

Actions

Protéger le cheval, c’est d’abord apprendre à le connaître et le comprendre. Le premier rôle de la L.F.P.C. est donc préventif : elle transmet sa connaissance du cheval ; donne un conseil au moment opportun et reste à l’écoute de tous les propriétaires de chevaux.
La maltraitance n’est pas toujours le fait de la cruauté, mais bien souvent celui de l’ignorance, la peur ou la maladresse.

Protéger le cheval, c’est aussi faire acte de répression. Dans les cas de maltraitance, d’infraction caractérisée à la législation en vigueur, d’abandon, de vol, etc., la L.F.P.C. peut saisir la justice et se constituer partie civile. En cas d’urgence ou de péril pour le cheval, le juge d’instruction peut décider de confi er l’animal, jusqu’au jugement, à une œuvre de protection animale.

La Ligue Française pour la Protection du Cheval a donc des besoins financiers grandissants. Apporter une aide financière en adhérant à la Ligue Française pour la Protection du Cheval, c’est lui permettre de défendre plus efficacement les chevaux …

La L.F.P.C. est reconnue d’utilité publique.
Les dons sont donc déductibles des impôts.