Actualité de la LFPCHome page - A la une

Un box de taille réduite affecte peu le bien-être et le comportement du cheval

La taille réduite des boxes affecte-t-elle le bien-être et le comportement des chevaux ?

La taille des boxes est standardisée dans la plupart des écuries. Un espace suffisant est nécessaire pour que les chevaux puissent se coucher et se déplacer. Cependant, tous les boxes ne répondent pas à cette exigence et les études scientifiques évaluant l’impact de ce mode d’hébergement sur le bien-être animal sont limitées. Cette étude croisée a comparé les indicateurs comportementaux et physiologiques chez des chevaux hébergés dans un box standard à ceux de chevaux hébergés dans un box plus petit, afin de déterminer si la taille réduite des boxes affectait leur bien-être et leur comportement.

 

Un protocole comparatif

L’hébergement des chevaux en box individuel est une pratique courante. Dans la plupart des référentiels, la surface recommandée pour un cheval adulte tourne autour de 13 à 14 m². Dans la réalité, toutes les écuries ne respectent pas exactement ces dimensions, notamment dans des bâtiments anciens ou des structures agraires. Mais alors, une différence de quelques mètres carrés a-t-elle un impact mesurable sur le cheval ? Pour y répondre, les mêmes chevaux ont été observés dans deux configurations successives : un box conforme aux recommandations (13,4 m²) et un box légèrement plus petit (12,6 m²). Des indicateurs physiologiques et comportementaux ont été retenus. Les chercheurs ont mesuré plusieurs paramètres tels que la consommation de foin, la production de crottins, le taux de cortisol sanguin, ainsi que les comportements quotidiens grâce à des enregistrements vidéo et des capteurs. Les variables comportementales (repos, locomotion, position debout, alimentation, élimination et stéréotypies) ont été relevées toutes les 5 minutes à partir des enregistrements et comparées entre les deux types de boxes.

 

Aucune influence à court terme

Les résultats ne montrent aucune différence significative entre les deux tailles de box pour les indicateurs mesurés. Les chevaux ont mangé et bu de façon comparable, éliminé normalement et affiché des concentrations de cortisol similaires. Le temps passé couché, debout ou à se reposer n’a pas été modifié, et aucun comportement anormal n’a été observé dans les boxes plus petits. Ainsi, dans ces conditions expérimentales, la réduction de surface n’a pas généré de stress mesurable. La seule variation notable concerne l’activité locomotrice, les chevaux passant plus de temps à marcher dans les boxes plus petits. Cela ne traduit pas nécessairement un inconfort, mais peut refléter une adaptation à l’espace disponible, sans conséquence négative observable sur le repos ou l’état physiologique.

 

Ces conclusions ne signifient pas que la taille du box est sans importance. L’étude porte sur un effectif limité (huit chevaux) et sur une durée courte (deux fois quatre jours). Elle n’explore pas les effets à long terme, ni le cas d’une réduction de surface plus importante. D’autres facteurs jouent également un rôle déterminant : la qualité de la litière, l’alimentation, les interactions sociales, l’accès à l’extérieur ou encore le rythme de travail. Dans ce cadre, la gestion quotidienne et l’environnement global semblent peser autant, sinon plus, que quelques mètres carrés de surface supplémentaire.

Lisez aussi

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.